Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213

This lot has been removed from the website, please contact customer services for more information

Lot 212
Three owners from new
1935 Bugatti Type 57 Cabriolet
Coachwork by Vanvooren Chassis no. 57287 Engine no. 213

€ 700,000 - 800,000
US$ 800,000 - 910,000
Three owners from new
1935 Bugatti Type 57 Cabriolet
Coachwork by Vanvooren

Chassis no. 57287
Engine no. 213
• Construite en 1935 avec une carrosserie Fernandez et Darrin
• Recarrossée par Vanvooren et vendue neuve en 1938
• Un premier propriétaire (français) de 1938 à 1953
• Un deuxième (américain) de 1953 à 2006 environ
• Restauration professionnelle effectuée en 2019

• Built in 1935 with a Fernandez et Darrin body
• Re-bodied by Vanvooren and sold new in 1938
• First (French) owner from 1938 to 1953
• Second (American) owner from 1953 to circa 2006
• Professional restoration completed in 2019

Footnotes

  • Bugatti Type 57 Cabriolet – 1935
    Carrossée par Vanvooren en 1938
    Châssis n° 57287
    Moteur n° 213


    L'histoire de ce châssis Bugatti Type 57, moteur 213, commence en juin 1935, de même que celle des châssis portant les moteurs 215 et 216. L'état mensuel des livraisons de châssis indique pour juillet 1935 : "18 juillet 1935 : Châssis 57265 / moteur 213 en dépôt chez Fernandez." Ce châssis est le seul livré nu en juillet 1935, les douze autres ayant été livrés carrossés. On remarquera qu'un châssis numéroté 57287 mais équipé du moteur 193 fut livré le 14 septembre 1935 chez Vanvooren, à Courbevoie. Il n'a pas de rapport avec la voiture en objet.

    Le moteur 213 a ainsi commencé sa carrière sur le châssis 57265. Une liste confidentielle des voitures en stock remise à Jean Bugatti le 15 janvier 1936 mentionne : "Montaigne 57265/213 Fx Cabriolet Fernandez, capote grise. 59 000 Francs, sortie en 1935." Le carrossier Fernandez et Darrin habilla cette voiture fin 1935, mais ne lui trouva pas d'acheteur. Il faudra attendre pas moins de deux ans, jusqu'en janvier 1938, pour que la liste des commandes du mois indique : "26 janvier 1938 : Agent Pierron - Client Paille - 57 ex-dépôt Fernandez - 57287 / mot. 213 – Châssis commandé le 26 janvier et livré le 10 février 1938." Il s'agit là sans doute aucun de l'ancien châssis 57265/213. La raison pour laquelle cette voiture reçoit en 1938 le numéro de châssis 57287 ne nous est pas connue et ne relève apparemment d'aucune logique.

    Le 10 février 1938, cette voiture fit en train le trajet depuis Molsheim jusque chez Vanvooren, à Courbevoie. Le premier propriétaire de la 57287 était un industriel bordelais du nom de Pierre Paille-Vinatié. Il en sera le seul propriétaire français de 1938 à 1953 ! Il était né le 15 octobre 1895 à Saint-Sulpice-et-Cameyrac, en Gironde, de Félix-Auguste Paille et Marie-Jeanne Vinatié. La fiche d'état-civil des deux parents relève qu'ils sont sans profession, ce qui suggère qu'ils sont entretenus par leur riche beau-frère. Il semble qu'ils habitent le Château de Leu, propriété de Pierre-Fréjus Vinatié, manifestement l'oncle de l'enfant. Pierre-Fréjus Vinatié était un industriel qui avait fait fortune dans la fabrication de boîtes en métal, leur confection et leur impression. Il avait créé sa première usine à Bordeaux en 1885. Lors d'un incendie qui avait ravagé le site en 1915, on avait dit que celui-ci s'étendait sur 4 000 mètres carrés et employait 400 personnes. L'entreprise possédait cinq usines en France. Elle importait par ailleurs d'Algérie et de Tunisie des dattes, qu'elle revendait partout en Europe, ainsi qu'aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.

    Pierre Paille, ainsi qu'il s'appelait alors, fut incorporé la veille de Noël 1914, alors qu'il n'avait pas vingt ans. Il termina la guerre dans l'armée de l'air avec le grade de Maréchal des logis, chargé de diriger un groupe d'ouvriers de l'aéronautique. En juin 1919, il épousa Marcelle Vinit, dont il eut deux filles, nées la même année, Elyane et Christiane. Pierre-Fréjus Vinatié et son épouse, née Jeanne-Marthe Bedel, l'adoptèrent officiellement le 8 octobre 1929, ce qui lui permit de prendre le nom de Paille-Vinatié. C'était un passionné de Bugatti, qui acheta quatre voitures neuves entre 1927 et 1938. La première était une Type 40, acquise en juin 1927 et suivie en avril 1929 d'une Type 44. Ces deux voitures étaient immatriculées au nom de Paille et à l'adresse de l'usine, au 14 de la rue Barrau, à Bordeaux. En août 1933, il troqua sa Type 44 contre une Type 49 neuve carrossée en quatre-places décapotable par Vanvooren, qu'il conserva jusqu'à l'été 1937.

    Sa quatrième, la Bugatti 57 Cabriolet châssis 57287 carrossée par Vanvooren, fut immatriculée neuve le 25 mars 1938 sous le numéro 6596 GA 9, au nom de Paille-Vinatié, 14 rue Barrau, Bordeaux. A la mort de Pierre-Fréjus Vinatié, survenue en 1934 à son domicile parisien du 42 Cours Albert 1er, Pierre Paille-Vinatié devint maire de Saint-Sulpice, fonction qu'il conserva jusqu'en 1946. Il avait par ailleurs repris la direction de l'entreprise familiale. Il s'était remarié à Paris en novembre 1942 avec la jeune Simone Garrigues et se partagea dès lors entre la capitale et la Gironde. Une lettre de l'usine signée de sa main montre qu'il continua à la diriger jusqu'à son décès, survenu à Bordeaux le 10 mars 1967, alors qu'il avait 71 ans.

    Pendant la guerre, cette Bugatti fut cachée à l'occupant allemand puis, une fois les hostilités terminées, envoyée à Molsheim pour une remise en état complète. En mars 1953, Pierre Paille-Vinatié décida de vendre sa chère Type 57 à un passionné américain du nom de Grover Berryman. Ce dernier l'immatricula le 5 mai 1953 sous le numéro 8648 V 33. Sa carte grise indique : "Propriétaire : Grover C. Berryman, capitaine de l'armée américaine, base aérienne de Mérignac". Berryman utilisa sa voiture à Bordeaux pendant son temps de service dans l'US Air Force. C'est à Bordeaux qu'il rencontra Mary Ann Malicki, une jeune compatriote professeur à l'Université de Pennsylvanie. Une période de cour puis un long voyage en Bugatti dans les Alpes suisses, françaises et italiennes furent suivis d'une année passée en Arabie saoudite et, pour finir, d'un mariage célébré en Pennsylvanie en 1954. La Bugatti fut quant à elle envoyée par bateau à New-York.

    Grover Clinton Berryman (1923-2015) était lieutenant-colonel dans l'US Air Force. Il avait été affecté pendant la guerre à la 5ème armée basée en Italie et avait pris part pendant le conflit à vingt-trois missions en Allemagne et en Europe occupée. A son arrivée sur le sol américain, la Bugatti fut prise en charge par un passionné de la marque, Ken Purdy, qui la conserva chez lui à Wilton, dans le Connecticut, jusqu'au retour de Berryman. En attendant, Purdy fit en sorte que le moteur et la boîte de vitesses soient remis en état par Bill Frick Motors, à Long Island. Ce dernier est surtout connu pour avoir participé, aux côtés de Phil Walters, à la création de la Cadillac 'The Monster' de Briggs Cunningham et pour avoir été pendant des années l'un des principaux mécanos de Cunningham.

    En 1954, à son retour aux Etats-Unis, Berryman fut affecté à la base aérienne de Dover, dans le Delaware. La peinture de sa Bugatti commençait alors à se détériorer et il décida de démonter les ailes et la capote et de décaper complètement la tôle, avant d'y appliquer plusieurs couches de laque, suivant en cela les conseils d'un ingénieur de Du Pont. Quarante ans après, le résultat était toujours parfait.

    Le Bugatti Register publié en 1962 par Hugh Conway indique à propos de cette voiture : "Décapotable Vanvoor (sic), carrosserie marron et ailes noires. Achetée en mars 1953 à M. Paille-Vinatié, 16 rue Barrau, à Bordeaux, qui se présente comme son premier propriétaire. Equipée de freins hydrauliques Lockheed, d'amortisseurs Ram à l'avant et d'amortisseurs réglables à friction à l'arrière. Le tableau de bord porte la trace de la molette de réglage des amortisseurs avant."

    Berryman a utilisé sa Bugatti Type 57 pendant près de cinquante ans ! A partir de 1960, il l'a stockée dans une remise située sur la propriété de son beau-père, en Pennsylvanie. La voiture y est restée jusqu'en 1966, année où il a pris sa retraite à San Juan Island, dans l'Etat de Washington. Vers la fin de 2006, un incendie endommagea gravement la Bugatti, alors que Berryman essayait de la démarrer pour l'emmener à une exposition dans la région. Elle n'avait pas tourné depuis un certain temps, aussi versa-t-il de la Valvoline dans le carburateur. Lorsque le moteur finit par démarrer, un incendie se déclara sous la voiture. Berryman ouvrit la porte du garage pour la sortir, mais il avait garé sa Saab devant la porte et, le temps d'aller chercher les clés de celle-ci, la Bugatti était en flammes. Et pour couronner le tout, la toiture du garage s'effondra dessus.

    D'après les dizaines de photos prises après cet incendie, les dommages subis ne semblaient pas trop graves. Le châssis, les quatre ailes, le couvercle de coffre et les panneaux arrière étaient presque intacts, de même que le parechocs avant. La mécanique semblait avoir bien résisté, mais l'essieu arrière s'était disloqué. Et à l'intérieur, les sièges, le tableau de bord et le tablier avaient disparu ; quant au capot, il était déformé et avait presque fondu.

    L'épave fut achetée directement à Berryman par Daniel Rapley, de Rapley Classic Cars à Brookfield, Connecticut, qui était un spécialistes des véhicules rares 'sortis de grange'. L'un des principaux collectionneurs européens vint examiner la Bugatti dans l'atelier de Rapley et la lui racheta. Ce nouveau propriétaire entreprit alors sa complète restauration. Les photos prises pendant celle-ci montrent que les ailes, les portes et la partie arrière de la carrosserie étaient réutilisables. Mais le tablier et les montants de parebrise sont nouveaux, de même que les côtés du capot. Les deux panneaux supérieurs du capot semblent être anciens et provenir d'une voiture non identifiée.

    Le moteur fut restauré, avec, pense-t-on, un changement de tubulure d'admission. La boîte de vitesses portant le numéro 1, qui est peut-être une boîte remplacée en usine du temps de Pierre Paille-Vinatié, fut conservée. Et l'essieu arrière endommagé fut remplacé par un nouveau (la dernière version, à nervures, comme celle d'origine).

    D'anciennes photos montrant la face interne des portes et les sièges servirent à guider le nouveau garnissage de l'habitacle, qui respecte les motifs et les piqûres d'origine. Le cuir est un peu plus clair que celui de 1938, qui était d'un marron tirant sur le rouge, en harmonie avec la carrosserie. Le combiné d'instruments est une copie de celui qui apparaît sur les photos d'époque, qui montrent sur un modèle 1935 un grand tachymètre hébergeant en son centre tous les cadrans, à l'exception du compte-tours logé à sa gauche, le tout inséré dans un panneau ovale en aluminium. Cela rappelle que ce châssis a été construit en 1935 pour être une première fois carrossé par Fernandez et Darrin et que, lorsque Vanvooren l'a coiffé en 1938 de sa carrosserie, l'ancien tableau de bord a été conservé. La décapotable Vanvooren était à l'origine équipée de roues à flasque, aujourd'hui chromés, tout comme les volets thermostatiques de radiateur, qui étaient initialement peints en noir. La voiture a été repeinte en vert foncé.

    Cette incomparable Bugatti Type 57 décapotable, qui est de nouveau en état de rouler depuis 2019 et qui fonctionne bien, est véritablement une merveilleuse et superbe survivante qui a été sauvée de l'oubli par la passion d'un propriétaire et par le savoir-faire d'artisans expérimentés. Vendue avec un ancien titre de propriété américain, ses documents d'immatriculation belges et un historique illustré, cette exceptionnelle Type 57 est une candidate idéale pour du tourisme, des rallyes, des promenades et pour les concours les plus prestigieux du monde : Pebble Beach, Villa d'Este, Amelia Island etc...



    1935 Bugatti Type 57 Cabriolet
    Coachwork by Vanvooren (1938)
    Chassis no. 57287
    Engine no. 213


    The history of this Bugatti Type 57 chassis, with engine number '213', begins in June 1935, as did the chassis with engines '215' and '216'. The monthly chassis deliveries list for July 1935 states: "July 18, 1935 Chassis 57265/engine 213 on deposit at Fernandez." This is the only bare chassis delivered in July 1935; the other 12 cars were delivered bodied. Note that a chassis numbered '57287' but fitted with engine '193' was delivered to Vanvooren in Courbevoie on 14th September 1935. It has no connection with the car in question.

    Thus, engine '213' started life in chassis '57265'. In a confidential list of cars in stock, given to Jean Bugatti on 15th January 1936, it is noted: "Montaigne 57265/213 Fx Cabriolet Fernandez black, gray cloth. 59,000 Francs, new 1935." Coachbuilder Fernandez et Darrin bodied the car in late 1935 but it did not find a buyer. It was not until some two years later, in January 1938, that the list of orders for that month recorded: "January 26, 1938: Agent Pierron - Client Paille - 57 ex depot Fernandez - 57287 / mot213 - Chassis ordered on January 26 and delivered on February 10 1938." Without a doubt, this is the old '57265/213' chassis. The reason it was assigned chassis number '57287' in 1938 is not known and without apparent logic.

    This car was delivered from Molsheim to Vanvooren at Courbevoie by rail on 10th February 1938. The first owner of '57287' was a Bordeaux industrialist by the name of Pierre Paille-Vinatié. He will be the sole French owner of the vehicle from 1938 to 1953! Pierre Paille-Vinatié was born on 15th October 1895 in the town of Saint-Sulpice-et-Cameyrac in Gironde, son of Felix-Auguste Paille and Marie-Jeanne Vinatié. The civil status certificate for both parents is marked 'without profession', which suggests that the couple were supported by their wealthy brother-in-law. It seems that their residence was the 'Castle of Leu' owned by Pierre-Fréjus Vinatié, undoubtedly the child's uncle. Pierre-Fréjus Vinatié was an industrialist who made his fortune in the manufacture of metal boxes, tin-smithing and metal printing. He founded his first factory in Bordeaux in 1885. In a fire that ravaged the site in 1915, it was reported that it extended over 4,000 square metres and employed 400 workers. The company had five factories in France. It also imported and exported dates from Algeria and Tunisia to all European countries, as well as to the United States and South America.

    Pierre Paille (as he then was) was conscripted at the age of barely 20, on Christmas Eve 1914. He ended the war in the Airforce in charge of a group of aeronautical workers with the rank of 'Marshal of the Logis'. In June 1919 he married Marcelle Vinit, with whom he had two daughters born that same year: Elyane and Christiane. Pierre-Fréjus Vinatié and his wife, born Jeanne-Marthe Bedel, officially adopted Pierre Paille on 8th October 1929, allowing him to change his surname to 'Paille-Vinatié'. A great Bugatti enthusiast, he bought four brand new cars between 1927 and 1938. The first was a Type 40, acquired in June 1927, which was followed by a Type 44 in April 1929. The two cars were registered with the address of the factory, at 14 rue Barrau in Bordeaux and in the name of Paille. In August 1933, he exchanged his Type 44 for a new Type 49 bodied as a four-seater convertible by Vanvooren, which he kept until the summer of 1937.

    This Vanvooren-bodied Bugatti 57 Cabriolet, chassis '57287', was registered new on 25th March 1938 as '6596 GA 9' in the name of Pierre Paille-Vinatié, 14 rue Barrau, Bordeaux. On the death of Pierre-Fréjus Vinatié at his Parisian home at 42 Cours Albert 1er in 1934, Pierre Paille-Vinatié subsequently became mayor of Saint-Sulpice, a post he held until 1946. He also took over the management of the family business. Remarried in Paris in November 1942 to the young Simone Garrigues, he then divided his time between the capital and the Gironde. A letter from the factory signed by him in 1963 shows that he remained its director until his death in Bordeaux on 10th March 1967 at the age of 71.

    The Bugatti was hidden from the German occupiers during the war and subsequently sent to Molsheim for a complete overhaul. In March 1953, Pierre Paille-Vinatié decided to sell his dear Bugatti to an American enthusiast named Grover Berryman. The latter registered the Type 57 as '8648 V 33' on 5th May 1953. The Carte Grise states: "Owner Grover C Berryman, Captain USA, Air base of Mérignac." Berryman used the car in Bordeaux during his service with the US Air Force. In Bordeaux he met a young compatriot and Professor at the University of Pennsylvania, Mary Ann Malicki. Subsequent courtship and a long trip in the Bugatti in the Swiss, French and Italian Alps was followed by a year in Saudi Arabia and marriage in Pennsylvania in 1954. The Bugatti was then taken by sea to New York.

    Grover Clinton Berryman (1923-2015) was a lieutenant colonel in the United States Army Air Force. During the war he was part of the 5th Army based in Italy and participated in 23 missions in Germany and occupied Europe during the conflict. Upon arrival on American soil, the Bugatti was received by the great enthusiast Ken Purdy, who kept it at his home in Wilton, Connecticut until Berryman's return. During this absence, Purdy arranged to have the engine and gearbox overhauled by Bill Frick Motors on Long Island. He is best known for having participated with Phil Walters in the creation of Briggs Cunningham's Cadillac 'The Monster' and for having been one of Cunningham's the principal mechanics for many years.

    Upon his return to the USA in 1954, Berryman was assigned to the US Air Force base at Dover, Delaware. At this time the paint on the Bugatti was starting to deteriorate and Berryman decided to dismantle the wings and convertible top to strip the sheet metal before applying several coats of lacquer, following the advice of an engineer from Du Pont. Forty years later, the result was still perfect.

    The Bugatti Register published by Hugh Conway in 1962 states the following concerning this car: "Vanvoor (sic) convertible with brown body, black fenders. Acquired in March 1953 from P. Pierre Paille-Vinatié, 16 rue Barrau in Bordeaux, who claims to be the first owner of the vehicle. The car is equipped with Lockheed hydraulic brakes, Ram shocks up front and adjustable friction rear shocks. The dashboard retains the original trace of the front shock absorber thumb wheel adjustment."

    Berryman used his Bugatti Type 57 for almost 50 years! From 1960 onwards, he parked the car in an outhouse on his father-in-law's property in Pennsylvania. The car remained there until 1996 when Berryman retired to San Juan Island, Washington. Towards the end of 2006 a fire seriously damaged the Bugatti. Berryman had tried to start the car to travel to a local show. The Bugatti had not been driven for some time, so he injected Valvoline Starter into the carburettor. When the engine finally started, a fire broke out under the car. Berryman opened the garage door to take out the Bugatti, but he had parked his Saab in front of it and by the time he had returned with the keys, the Bugatti was in flames. To crown it all, the garage roof collapsed onto the car.

    Looking at the dozens of photographs of the car taken after the fire, the damage appears not too severe. The chassis, four wings, the boot and rear panels are almost intact, as is the front bumper. The mechanicals seem to have held up well, although the rear axle had split. However, the interior, seats, dashboard and apron had gone, while the bonnet had distorted and almost melted.

    The wreckage was acquired directly from Berryman by Daniel Rapley of Rapley Classic Cars in Brookfield, Connecticut, who specialises in 'barns finds' of rare vehicles. One of Europe's foremost collectors came to inspect the Bugatti in Rapley's premises and bought it from him. The new owner then carried out a complete restoration of the car. Photographs taken during the restoration confirm that the wings, doors and the rear of the body were reusable. The windscreen apron and surround are new, as are the sides of the bonnet. The bonnet's top two panels appear to be old and come from an unknown donor car.

    The engine was restored, presumably changing the intake manifold. The gearbox numbered '1', possibly a factory exchange dating from the time of Pierre Paille-Vinatié, was retained. The damaged rear axle was replaced with a new one (the latest ribbed model like the original).

    Old photographs showing the inside of the doors and the seats served as guidance for the interior re-trim, which was carried out to the original pattern and stitching. The leather is a little lighter than that of 1938, which was reddish-brown, matching the body. The instrument panel was copied from the original photographs, which show a 1935 model with a large speedometer with all gauges in its centre except the tachometer to its left, all in an aluminium oval panel. This is a reminder that the chassis was assembled in 1935 to receive its first body by Fernandez et Darrin, and that when the Vanvooren body was installed in 1938, the old dashboard was kept. Originally, the Vanvooren convertible was fitted with flanged wheels, which today are chrome, as was the radiator whose thermostatic flaps were originally painted black. The car was repainted in dark green.

    This unique Bugatti Type 57 convertible, on the road again since 2019 and working well, is a truly wonderful and magnificent survivor, saved from oblivion thanks to the passion of an owner and the know-how of experienced craftsmen. Sold with an old American title, Belgian registration papers and an illustrated history, this exceptional Type 57 is an ideal candidate for touring, rallies, leisure driving and the most prestigious concours competitions in the world: Pebble Beach, Villa d'Este, Amelia Island, etc....
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Three owners from new,1935 Bugatti Type 57 Cabriolet  Chassis no. 57287 Engine no. 213
Auction information

Vigipirate
En application du plan Vigipirate niveau alerte attentats et vigilance renforcée, l'accès au Grand Palais est interdit à toutes les valises, sacs de voyages et sacs à dos de taille supérieure au format A3.

According to the Vigipirate Plan (increase security measures) level "attack alert", the access to Grand Palais is forbidden to all suitcases, all travel bags and backpacks larger than A3 size.

COVID Notice
En raison des circonstances sanitaires actuelles
-Le port du masque sera obligatoir à partir de 6 ans
-Contrôle du pass sanitaire/ou vaccinal à partir de 12 ans
-Respect des règles de distanciation sociale
-Pas de vestiaire

Due to the current sanitary circumstances:
-Wearing a mask will be mandatory from 6 years old
-Control of the health pass/or vaccination pass from 12 years old
-Respect of the social distancing rules
-No cloakroom

Nous vous rappelons que ces règles sont celles en vigueur à la date de publication du catalog. Ces règles sont susceptibles d'être modifiées ultérieurement.

We remind you that these rules are those in force at the date of publication of the catalog.
These rules may be subject to change.

Buyers' Obligations

ALL BIDDERS MUST AGREE THAT THEY HAVE READ AND UNDERSTOOD BONHAMS' CONDITIONS OF SALE AND AGREE TO BE BOUND BY THEM, AND AGREE TO PAY THE BUYER'S PREMIUM AND ANY OTHER CHARGES MENTIONED IN THE NOTICE TO BIDDERS. THIS AFFECTS THE BIDDERS LEGAL RIGHTS.

If you have any complaints or questions about the Conditions of Sale, please contact your nearest customer services team.

Buyers' Premium and Charges

Motor Cars
15%+VAT

Automobilia
27.5%+VAT on the first €12,500 of the hammer price,
25%+VAT up to €400,000 of the hammer price,
20%+VAT up to €4,000,000 of the hammer price
14.5%+VAT on the balance thereafter.

Collection Notices

Collection Note
All vehicles must be collected from the Grand Palais Ephémère by 12noon Friday 4 February 2022.
Customers must however notify Nicolas de la Bassetière of Bonhams only by sending an email to nicolas.delabassetiere@bonhams.com, no later than 10pm on the day of the Sale.
In the absence of customer instructions, all vehicles will be removed to a temporary storage facility near Paris by the logistics company MENAKLARS at your expense and risk.

The uplift costs are:
€450+VAT per motor car
€35+VAT per automobilia lot, capped to €500+VAT per invoice & €200+VAT for large items

From Friday 4th February 2022, the storage costs are :
€40+VAT per motor car per day
€5+VAT per automobilia lot per day & €10+VAT for large items

Payment for storage must be arranged direct with Transports BENAIM.
Collection is strictly by appointment only and at least 24-Hours notice must be given.
Anyone wishing to collect a vehicle from the Paris storage must first call Transports
BENAIM & arrange payment and confirm that Transports BENAIM have a release from Bonhams prior to arriving.

The storage facility will remain operational until 5pm Sunday 27 February 2022.

Transport Roger Benaim
Contact: Frank +33 6 16 01 16 01 Frank@rogerbenaim.com
Anthony +33 6 64 04 27 37 Anthony@rogerbenaim.com

Cars under Customs
For all enquiries relating to Customs, be they administrative or legal, please contact Transport BENAIM
Please note that for motor cars subject to the local import tax should they remain in the EU, as Bonhams is the guarantor of the customs duties and taxes clearance, these motor cars cannot be released to the buyer or his transporter immediately after the sale

Shipping Notices

For information and estimates on domestic and international shipping as well as export licenses please contact Bonhams Shipping Department.

App